L’infinité des temps infinis – Exposition de peintures textiles d’Aurélien Lepage

Quand :
3 juin 2022 @ 16 h 00 min – 19 h 00 min
2022-06-03T16:00:00+00:00
2022-06-03T19:00:00+00:00
Où :
L'Oiseau Rare
Contact :
MAILTO:noreply@facebookmail.com

L’Oiseau Rare aura le plaisir d’accueillir L’infinité des temps infinis, une exposition de peintures textiles d’Aurélien Lepage du 3 Juin au 5 Juillet.

Vernissage vendredi 3 Juin à 18h!

Né en 1982, Aurélien Lepage vit et travaille à Meistratzheim (67).
Il est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques, Broder, tresser, labyrinther : pratique de la lenteur et d’un master recherche en arts plastiques, Ephémérides : bruissements de geste, bruissements de peinture.
Amoureux de l’époque victorienne et des philosophies antiques, spirite, agoraphobe, amateur de jardins (à l’anglaise, bien sûr), collectionneur de bondieuseries, de TOC, de tissus moches et de tapis bakhtiar.

« J’aime l’idée qu’un tableau ne livre pas son sens dès les premiers instants où il est vu, ou plus précisément qu’il puisse offrir différents niveaux de profondeur. Comme dans un jardin, comme dans un tapis, les formes végétales dissimulent autant qu’elles révèlent, invitant à se perdre parmi les entrelacs et les ombres, afin, peut-être, de laisser peu à peu affleurer les voix inaudibles, celles de la nature, des saisons, du cosmos, des esprits – autant de voix que nous ne prenons plus assez le temps d’écouter.

Dans ma peinture, le végétal prend volontiers un aspect ornemental, voire décoratif, à la manière d’un papier peint ou d’une nappe brodée. Je sais que la plupart des artistes ont en horreur ce terme, « décoratif », car il désigne ce qui n’a d’autre intérêt que sa propre joliesse, d’autre visée que l’habillage superficiel d’une surface. Cela peut surprendre, mais j’aime que ma peinture puisse donner cette impression, parfois, aux yeux de regardeurs peu attentifs.

J’y vois une forme ambivalente de discrétion, de ruse, une manière espiègle – et volontiers retorse – de dire des choses profondes sans en avoir l’air, sans forcer le regard. Il ne s’agit pas de faire du bruit, de s’avancer dans le monde de manière tapageuse, mais, dans le silence et le secret de l’écoute, de l’ouvrage et de l’observation, d’en épouser au mieux les contours, les rythmes, les mystères. Regarder encore et encore pour voir, sous le masque inoffensif des choses, les trésors cachés et les abîmes infinis. »

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